L’infogérance pour une entreprise à Besançon consiste à confier la gestion de son parc informatique à un prestataire, qui facture le plus souvent un forfait mensuel par poste de travail, complété par un tarif pour chaque serveur et des frais d’audit au démarrage. Entre deux devis, l’écart de prix compte moins que les engagements écrits : délai d’intervention, horaires couverts, sauvegardes testées et conditions de sortie du contrat.
Infogérance d’entreprise à Besançon : ce que recouvre l’externalisation informatique
L’infogérance est la gestion externalisée, totale ou partielle, du système d’information d’une entreprise. Le prestataire supervise les postes et les serveurs, applique les mises à jour et assiste les utilisateurs, à la place d’un service informatique interne.
Elle se distingue du dépannage à la demande, facturé à l’intervention : l’infogérance repose sur un contrat, un périmètre défini et une surveillance continue. Deux formules existent. Dans l’infogérance totale, le prestataire gère tout le parc. Dans la formule co-managée, il complète un référent informatique déjà présent dans l’entreprise.
Pour une TPE ou une PME du Grand Besançon, la capacité à se déplacer sur site pèse dans le choix, par exemple pour remplacer un poste en panne dans une zone d’activités ou installer un nouveau réseau.
Prix d’une infogérance : forfait par poste, serveurs et frais de démarrage
Le tarif se compose en général de trois éléments : un forfait mensuel par poste, un montant par serveur supervisé et des frais de mise en route comprenant l’audit du parc. Le forfait par poste varie avec le périmètre (supervision seule, ou supervision, sécurité et assistance), et il baisse souvent quand le parc grandit.

Les licences logicielles et le matériel sont facturés à part chez de nombreux prestataires, ce qui doit apparaître clairement sur le devis. Mieux vaut demander un prix tout compris pour le périmètre voulu, avec la liste de ce qui reste facturé en supplément.
Le coût d’un technicien salarié, charges comprises, se compare au forfait annuel : pour un parc de quelques dizaines de postes, un contrat externe donne accès à plusieurs compétences et à une surveillance continue qu’un seul salarié ne couvre pas.
Ce que le forfait inclut et ce qu’il laisse de côté
Un forfait d’infogérance couvre normalement la supervision des postes et des serveurs, les mises à jour, l’antivirus ou la protection des terminaux, la sauvegarde, l’assistance aux utilisateurs et la gestion des comptes de messagerie et de Microsoft 365.
Plusieurs prestations sortent souvent du forfait : les déplacements sur site, les interventions hors horaires, les projets (migration, nouveau serveur) et le remplacement du matériel. Un projet de site internet entre dans cette catégorie, comme le développement d’un site WordPress sur mesure, qui se chiffre séparément.
Contrat d’infogérance : les engagements à exiger
Le contrat doit transformer les promesses commerciales en chiffres. Cinq points méritent une ligne précise :
- Le délai de prise en charge et de résolution pour chaque niveau de gravité, avec les plages horaires couvertes et l’astreinte éventuelle.
- Le taux de disponibilité garanti pour les services critiques, et les pénalités prévues quand il n’est pas tenu.
- La durée d’engagement et le préavis de résiliation.
- La clause de réversibilité : à la fin du contrat, le prestataire restitue les données, la documentation du parc et les accès, dans un délai écrit.
- Le lieu d’hébergement des données et la propriété des sauvegardes.
Le prestataire qui accède à des données personnelles est un sous-traitant au sens du RGPD. L’article 28 impose un contrat qui précise l’objet et la durée du traitement, la nature des données, et qui prévoit que le sous-traitant n’agit que sur instruction documentée. Au terme de la prestation, il supprime les données ou les renvoie, au choix de l’entreprise, et détruit les copies existantes (source : CNIL).
Sécurité et sauvegardes : ce qui protège l’entreprise
Une infogérance sans sauvegarde vérifiée laisse l’entreprise exposée à un rançongiciel. Les copies doivent être conservées sur plusieurs supports, dont une copie hors site, et le prestataire doit documenter la fréquence des sauvegardes.

Une sauvegarde restée sans test de restauration n’est pas une garantie : demandez un test de restauration à intervalle régulier, avec un compte rendu. Pour une entreprise qui vend en ligne, la boutique en ligne de l’entreprise et ses commandes figurent parmi les données à sauvegarder en priorité.
La gestion des correctifs et la supervision des alertes complètent le dispositif. Le contrat doit aussi décrire la conduite à tenir en cas d’attaque : qui est prévenu, dans quel délai et qui coupe l’accès aux machines touchées.
Comparer deux devis d’infogérance à Besançon
Pour comparer deux offres sur une base égale, alignez-les sur le même périmètre : nombre de postes et de serveurs, services inclus, délais garantis, coût des interventions hors forfait, durée d’engagement et clause de réversibilité. Un devis moins cher qui exclut les sauvegardes ou les déplacements coûte souvent plus cher à l’usage.
Au premier rendez-vous, demandez un audit préalable du parc : un prestataire sérieux chiffre après avoir recensé les postes, les serveurs et les logiciels. Posez-lui aussi la question de l’interlocuteur attribué et de sa capacité à intervenir sur site dans la journée.
Pour élargir la comparaison au-delà de Besançon, consultez le classement des sociétés d’infogérance de Bourgogne-Franche-Comté. Retenez un seul critère de départage si les offres se valent : la précision des engagements écrits.