Saint Seiya, le film d’animation : mieux que Dragon Ball Evolution, ouf…

ioiolol

Saint Seiya c’est un roc, c’est un pic, c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ? C’est une péninsule !

C’est un mythe qui fait partie des œuvres cultes de référence qui font de l’animation japonaise ce qu’elle est aujourd’hui. Alors quand j’ai appris qu’un film d’animation allait voir le jour, j’avais hâte !
C’est d’abord la curiosité puis ensuite le trailer qui m’ont poussée en salle avec tout un tas de questions en tête : comment évoquer la Légende du Sanctuaire, le destin d’Athéna, l’usurpation du pouvoir par Saga, le parcours initiatique des Chevaliers de Bronze, et surtout comment faire tenir tout ça en seulement 1h30.
Je dirai que c’était un pari très audacieux, partiellement réussi, mais à quel prix…

Synopsis : Au commencement, il y avait une déesse chargée de protéger la Terre, Athéna. Gardienne de l’équilibre, elle fut cachée des Forces du Mal. Quand sa vie est menacée, Seiya et les Chevaliers de Bronze endossent leurs armures. Ce sont les protecteurs d’Athéna, les Chevaliers du Zodiaque. Pour sauver leur déesse et l’avenir de la Terre, ils vont devoir atteindre le Sanctuaire du Grand Pope et y affronter sa légendaire armée des 12 Chevaliers d’Or. La plus grande bataille des Chevaliers du Zodiaque débute aujourd’hui.

(On est tous d’accord pour dire que le résumé d’Allo Ciné est à chier).

Histoire, graphismes et animations
Le film est un fourre-tout massif et expéditif de la Bataille du Sanctuaire mais pas telle qu’on la connait dans le manga malheureusement. Des adaptions et partis pris viennent remodeler le scénario initial ; certains sont intéressants comme la découverte d’Athéna bébé dans les bras d’Aiolos, d’autres beaucoup moins (on y viendra plus bas).

Au début, l’intrigue et les enjeux sont assez bien amenés, on prend le temps de poser le décor et j’ai même versé ma petite larme à la mort du Sagittaire mais au fur et à mesure qu’on avance dans le temps, l’action devient de plus en plus expédiée pour ne laisser place qu’à une succession de combats sans finalement connaître les tenants et les aboutissants (faut péter la gueule à tout le monde, point barre !).

Techniquement, je ne trouve rien à reprocher au film.
Le design des armures, les traits physiques des personnages (qui sont vraiment expressifs), et les paysages sont bien foutus. C’est beau, on se croirait dans un Final Fantasy en HD.
On est sur du bon film d’animation au niveau visuel.
Les effets des attaques, et les changements d’armures sont franchement plaisants à voir. Le travail a bien été réalisé.

Une petite pointe au cœur est survenue à la fin du film car je me suis rendue compte qu’on avait pas eu l’occasion d’entendre le mythique opening de Saint Seiya (je pensais qu’ils allaient le mettre vers la fin histoire de faire un peu de fan service mais non).

Le Sanctuaire et ses douze maisons

Le Sanctuaire et ses douze maisons

En route les gars !

En route les gars !

Et ouai, on se prend pour des beaux gosses =D

Et ouai, on se prend pour des beaux gosses =D

Athéna dans toute sa splendeur, en mode déesse de la guerre !

Athéna dans toute sa splendeur, en mode déesse de la guerre !

Certains ont été choqués par l’apparence des Chevaliers, soit disant qu’on ne les reconnaissait pas ; personnellement j’ai trouvé que l’ensemble était réussi, sauf Milo qui a changé de sexe (WTF ?!) et , ma plus grande déception, qui n’a ni le physique, ni la voix du personnage qu’on connait tant (on dirait Sasuke…).

PAR CONTRE, j’ai été assez déçue qu’ils dénaturent l’histoire de base en changeant les sexes de certains personnages, ou encore en touchant à leur personnalité, comme ce pauvre Deathmask qui est ridiculement pitoyable. Deathmask, l’un des Chevaliers les plus effrayants et cruels sort tout droit de Disney, c’est un mix de Jack Sparrow avec Glee…

Les traversées des maisons des Gémeaux et de la Balance n’ont pas retenu toute mon attention (narmol elles ont été joliment évincées du scénario) ; le banquet d’Aldebaran (genre c’est un Taureau donc il bouffe comme une vache !) m’a vraiment apitoyée surtout que je suis Taureau, j’ai un peu mal pris la comparaison ; le non combat Shaka VS Ikki (fans, passez votre chemin les mecs ont carrément zappé cette partie sublime de l’anime) ; Hyoga qui se voit gentiment propulsé directement dans la maison du Verseau histoire de bien bâcler le combat ; Aphrodite assassiné par le Grand Pope en trois secondes et demi ; et surtout, SURTOUT, le combat final contre Saga qui est Narutisé (comprendre par là : Naruto-isé !) où là, vraiment, le réalisateur a fini de craquer son slip qu’il avait déjà commencé à craquer dans la maison du Cancer. En bref, beaucoup de choses m’ont choquée au début mais finalement, il vaut mieux en rire qu’en pleurer !

Ces différents choix scénaristiques sont franchement discutables même si je me dis que le film a été réalisé pour les enfants, je n’en comprend pas certains. Sans doute que le jeune public peut se satisfaire de cette fade relecture numérique mais pour les fans c’est quand même une autre histoire. Et pour les plus jeunes n’ayant jamais connu Saint Seiya, il sera difficile de comprendre les enjeux de certains combats à cause de leur mauvaise introduction tant au niveau de la mythologie que des personnages en eux-mêmes.

Pauvre Deathmask...

Pauvre Deathmask…

Aiolia du Lion, piercing en mode BG !

Aiolia du Lion, avouez que vous craquez !

Et le Big Brother, Aiolos du Sagittaire en mode "merci et aurevoir" !

Et le Big Brother, Aiolos du Sagittaire en mode « merci et aurevoir » !

Pégase & Saori : le big love <3

Pégase & Saori : le big love <3[/caption][caption id="attachment_3860" align="aligncenter" width="1910"]Je vous mets au défi de le reconnaître... (votre réponse en commentaire ;) Je vous mets au défi de le reconnaître… (votre réponse en commentaire ;)

Mon verdict :
Je n’irai pas jusqu’à dire que les 9€ de la séance se révèlent être le plus mauvais investissement de ma vie car j’ai commis l’erreur d’aller voir Dragon Ball Evolution (Palme de la plus mauvaise adaptation cinématographique), mais j’aurai pu m’économiser cette séance en téléchargeant la version blu-ray (dispo avant même que le film sorte en France).

La première demi-heure était vraiment chouette puis c’est devenu petit à petit du grand n’importe quoi. C’est dommage car il y avait largement moyen de faire quelque chose de bien et je trouve qu’on est passé à côté de ce qui fait la force de ce manga. Bien évidemment, tout caser en 1h30 était un gros défi et on les excuse, bien conscient qu’il est impossible de reprendre toute la genèse et l’histoire des Chevaliers de Bronze sur une durée aussi dérisoire.

Au final, je ne regrette pas d’être allée à la séance même si le film ne rend pas vraiment hommage à Saint Seiya.

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Prouve-moi que tu n\'es pas un vilain bot en répondant à la question de sécurité. Même si tu es nul en maths, tu devrais pouvoir t\'en sortir ;)